Je viens de publier ça en réponse à un sujet de discussion, quelque part, ailleurs, sur le net. A la relecture je me dis que ça a sa place ici auss. Je rajoute juste un poème à la fin. Le poème, et la musique.

Scandales Mélancoliques

(H.F Thiefaine)

 

"En ce monde insensée, la seule reponse normale est la folie" tiré de je ne sais plus quel comic book que j'ai lu y a des années. Ca m'avait marqué à l'époque et j'y ai pas mal réfléchi depuis lors, au point d'en tirer plusieurs conclusions.

L'une d'elles, la plus évidente, au final, c'est que la norme ça n'existe pas. C'est une convention. Un parti pris. Les gens ont décidé d'un commun accord, de façon explicite et/ou implicite, que tel ou tel comportement allaient étre les comportement adequats pour la vie en societé. C'est ça la norme. Une série de choix arbitraires déterminant un individu ideal tout aussi arbiraire et auquel nous essayons tous de nous adapter des lors que nous voulons nous intégrer. "Les gens bien font/ne font pas" et blablabla

C'est d'autant plus évident au regard de l'histoire aussi bien que de la géographie : la norme change en fonction des époques, des lieux, des personnes. Parfois il suffit de quelques centaines de mètre pour trouver une façon de vivre différente. Arguant de ça...

Arguant de ça, on en vient à deux options : soit on part du principe que la norme ne nous importe pas du point de vue construction personnelle, soit au contraire elle devient le centre de tout. Et les gens qualifiés d'hors normes sont ceux qui, par choix, par accident, par différence, génétique, ou autre, en sont venus a prendre la première de ces options. Les autres, la majorité silencieuse, se contente de la seconde. Et donc s'adaptent à la norme. La propagent. La font passer à travers les époques, modifiée par le prisme de leurs perceptions.

Bref, tout ça pour dire qu'au final, il n'y pas de norme. Il n'y a que des différences que l'on essaye de niveller de toutes nos forces, le plus souvent par le bas. Parfois par le haut. Il n'y a pas non plus que du mauvais dans la norme, elle peut prévenir des comportéments abérrants qui sans ça seraient destructeurs pour tout le monde (imaginez un monde ou le psychopathe est toléré, car "normal"; On rigolerait comme des petits fous o/). Il faut juste garder en tête que c'est quelque chose d'arbitraire fait pour s'adapter a nos besoins et non pas pour nous adapter aux siens.

Et c'est, malheureusement, ça que l'on oublie trop facilement.

 

L'amour est enfant de bohème

L'amour est un oiseau rebelle

(Bizet)

Ce petit ton léger qui aujourd'hui me sied
S'en vient de par ces vers hardiment vous conter
La romance incongrue unissant deux enfants
Très sûrement petits mais aux amours de grands.

Il y a Tabatha et il y a Henry. Ils n'ont pas leur dix ans
Mais ils se sont trouvés, ont choisi de s'aimer
Comme les deux enfants qu'ils sont, évidemment.
On les voit être deux dans la cour de récré
Toujours main dans la main, tendrement enlacés
Sous le regard émus de maîtresses attendries
Sachant peut-être bien comment aime un petit.

Ils se sont rencontrés au début de l'année,
N'ont pas vraiment compris ce qui s'était passé
Quand ces deux regards bleus soudain se sont croisés.
Comment l'auraient-ils pu quand même un grand ne sait
Pas mieux mettre des mots fait de lucidité
Sur les élans des coeurs et sur le verbe aimer ?

Peu leur importe au fond, ils préfèrent sourire
Et accepter le joug naissant de cet amour
Dont désormais la chaine  à  l'autre les relie
Pour le bien et le mal, de la bulles à la lie.
Car n'allez pas rêver, chez eux tout n'est pas rose
Et quand la nuit ils pleurent, l'autre est souvent en cause.

Mais elle dure cette idylle pleine de pureté
Et de ce sérieux fait de solennité.
Le sang est échangé, la force les habite
Et dans leurs cœurs déjà sont célébrés les rites
En faisant des époux. Ne vous moquez pas d'eux
Respectez au moins ça, laissez leur ce sérieux.

Car un matin de mai la vie vient leur reprendre
Ce qui était leur monde sans qu'ils aient pu attendre,
Grandir, encore un peu, devenir à vos yeux
Ce que déjà ils sont, et toujours resteront
Deux cœurs à l'unisson devant se dire adieu
Deux âmes déchirées hurlant à l'unisson.

Et dans le temps qui fuit et les laisses brisés
Il y a la question qui malgré moi me vient :
Comment ces deux enfants pourraient-ils oublier
Cet amour passion, cette quête sans fin
Que nous voudrions tous un jour voir aboutir ?
Comment vont-ils pouvoir se perdre sans mourir?,

Une plume du Poète.