Ici je ne sais pas. Je ne sais laquelle des deux formes de ce texe est la plus pertinente. La plus intéressante. Du coup je partage les deux. Ca pourra peut-être m'aider à trancher, qui sait ?

Concerto pour piano No 23

(Mozart)

J'ai souvent une envie, en mes vers me couler sans que la retenue ne puissent détourner ce flot omniprésent, le flux en le reflux d'un courant furieux sans cesse contenu, la rage et la colère, un sinistre relent d'une haine morose où le sombre s'étend et sans cesse rejoue mes moments de bassesse, retenant les défauts qui chez l'autre m'agresse.
Pourtant j'ai ce passé où je pourrais forger un bouclier si fort, enfant martyrisé par la folie des hommes sachant faire les mots dénouant la folie une élégie du beau où l'humain est grandi et relève le front, se dresse fièrement et oublie les sermons des pauvres apeurés déniant sa grandeur, cherchant à la tuant en créant la terreur de l'humaine nature où la haine d'eux même peut trouver un refuge et se faire anathème.
Mais je ne veux sombrer en la facilité de chercher mon excuse en la laideur outrée des glacés cauchemars où les peurs détiennent le pouvoir d'édicter leurs folles antiennes aux esprits affolés ne voulant qu'un rempart aux remous cahotant le chemin difficile où l'on va de l'avant malgré les coups du sort et malgré les envies de se laisser pour mort et s'allonger ici, sur ce bitume sombre où se prisme les cœurs et se vautre le nombre, où se déteint le beau, où roulent nos espoirs, s'imbibant malgré nous de notre faux pouvoir.


Alors est le désir de défaire le lit dessinant le chemin du fleuve poésie où je vogue en errance et explore du spleen les rivages brumeux où pourtant se devinent les refrains interdits des poètes déçus, désireux d'oublier, froide déconvenue, les affres d'un présent abrégeant le parcours de cette humanité, aspirant à l'amour, exigeant la grandeur mais s'offrant à la haine, s'éteignant doucement à force d'être vaine.
Pourtant je continue à abreuver du beau ceux osant l'assumer, à démontrer le faux en l'oubli du liant rassemblant les humains, la volonté d'oser marcher main dans la main, surmonter le dégout de retrouver en soi ce que l'on hait chez ceux nous imposant leur loi et refermer le poing cherchant à libérer les souffrances subies et les haines indues, sources de ces sanglots dont nous sommes perclus.
Mais au-delà de tout il y a en ces mots s'écrivant lentement en écoutant l'écho des instants de la vie jaillissant de partout la foi en des demains florissant malgré tout et s'ouvrageant à l'heure où rien ne va plus et se joue l'avenir, presque déjà perdu mais si étincelant que sa chaude lumière ne saurait être éteinte par le gris de cette ère où l'humain ne sait plus où donner de la tête et suit obligeamment d'éclairés exégètes.

Flux


J'ai souvent une envie, en mes vers me couler
Sans que la retenue ne puisse détourner
Ce flot omniprésent, le flux en le reflux
D'un courant furieux sans cesse contenu,
La rage et la colère, un sinistre relent
D'une haine morose où le sombre s'étend
Et sans cesse rejoue mes moments de bassesse,
Retenant les défauts qui chez l'autre m'agresse.

Pourtant j'ai ce passé où je pourrais forger
Un bouclier si fort, enfant martyrisé
Par la folie des hommes sachant faire les mots
Dénouant la folie une élégie du beau
Où l'humain est grandi et relève le front,
Se dresse fièrement et oublie les sermons
Des pauvres apeurés déniant sa grandeur,
Cherchant à la tuer en créant la terreur
De l'humaine nature où la haine d'eux même
Peut trouver un refuge et se faire anathème.

Mais je ne veux sombrer en la facilité
De chercher mon excuse en la laideur outrée
Des glacés cauchemars où les peurs détiennent
Le pouvoir d'édicter leurs folles antiennes
Aux esprits affolés ne voulant qu'un rempart
Aux remous cahotant le chemin difficile
Où l'on va de l'avant malgré les coups du sort
Et malgré les envies de se laisser pour mort
Et s'allonger ici, sur ce bitume sombre
Où se prisme les cœurs et se vautre le nombre,
Où se déteint le beau, où roulent nos espoirs,
S'imbibant malgré nous de notre faux pouvoir.

Alors est le désir de défaire le lit
Dessinant le chemin du fleuve poésie
Où je vogue en errance et explore du spleen
Les rivages brumeux où pourtant se devinent
Les refrains interdits des poètes déçus,
Désireux d'oublier, froide déconvenue,
Les affres d'un présent abrégeant le parcours
De cette humanité, aspirant à l'amour,
Exigeant la grandeur mais s'offrant à la haine,
S'éteignant doucement à force d'être vaine.

Pourtant je continue à abreuver du beau
Ceux osant l'assumer, à démontrer le faux
En l'oubli du liant rassemblant les humains,
La volonté d'oser marcher main dans la main,
Surmonter le dégout de retrouver en soi
Ce que l'on hait chez ceux nous imposant leur loi
Et refermer le poing cherchant à libérer
Les souffrances subies, les haines indues,
Sources de ces sanglots dont nous sommes perclus.

Mais au-delà de tout il y a en ces mots
S'écrivant lentement en écoutant l'écho
Des instants de la vie jaillissant de partout
La foi en des demains florissant malgré tout
Et s'ouvrageant à l'heure où rien ne va plus
Et se joue l'avenir, presque déjà perdu
Mais si étincelant que sa chaude lumière
Ne saurait être éteinte par le gris de cette ère
Où l'humain ne sait plus où donner de la tête
Et suit obligeamment d'éclairés exégètes.

Une plume de Vérité